

Maison JLG
Lieu | Gradignan (33) |
Maître d’ouvrage | Privée |
Calendrier | Phase 1 : livrée / Phase 2 : livrée |
Mission | Base loi mop |
Coût | 210 000 € H.T. |
Surface créée | 87 m² |
Surface de l’existant | - |
Architecte mandataire | Ecart & Trace |
Architecte Co-traitant | - |
B.E.T. | - |
Crédit images | - |
Le projet consiste en la construction d'une habitation d'environ 87m², d'un carport et d'un abri de jardin. L’ouvrage est un logement individuel situé en métropole bordelaise dans une zone pavillonnaire aux maisons relativement hétéroclites. Sa parcelle se caractérise par une forme irrégulière à quatre côtés dont le plus long est orienté vers la rue et se termine en angle aiguë. Comme certaines zones périurbaines de la région, une pinède avoisinante apparaît en fond de terrain et rappelle les paysages de la forêt des Landes. Les propriétaires souhaitaient une maison contemporaine d’environ 90m² composée de trois chambres, d’une salle de bain et d’un grand espace de vie ouvert sur le jardin et regroupant la cuisine, la salle à manger et le séjour.
La proposition consiste en une réinterprétation de la maison pavillonnaire. Elle s’inspire de sa forme archétypale : un volume rectangulaire avec une toiture à deux pentes. Néanmoins, la forme rectangulaire est ici scindée en deux parties jumelles ; l’une est ouverte sur la rue et l’autre sur le jardin au sud. Cette orientation différente créé une tension entre ces deux volumes et permet de mettre en scène l’arrière-plan de la pinède. En prolongement de la toiture, la tuile est également utilisée en bardage pour ses propriétés thermiques et sa durabilité. Cette continuité de matériau confère une unité supplémentaire à l’ensemble de la maison. Ici, les gouttières ont disparu ; l’eau de pluie ruisselle directement sur les façades. Ensuite, le panachage aléatoire des trois teintes de tuile cherche à donner un caractère indéfini au volume et à accentuer son aspect organique pouvant rappeler des écailles. En contraste de ce fond matriciel, émergent des surfaçades maçonnées. Elles permettent de se protéger du soleil et affirment les contours de la maison et les ouvertures donnant sur la rue ou le jardin.
A l’intérieur, la bipartition des volumes détermine la division usuelle entre pièces de jour et pièces de nuit. La distribution avec un couloir central desservant les chambres et la salle de bain est ici quelque peu remaniée. En effet, les ouvertures intérieures et extérieures de ces pièces sont disposées symétriquement de façon à créer des vues traversantes entres elles. En outre, les dimensions des menuiseries et les hauteurs sous plafonds se voient augmentées par rapports aux standards habituels afin d’amplifier le rapport à l’environnement, l’apport de lumière naturelle et la sensation d’espace. Enfin, la distribution symétrique des pièces de nuit contraste avec le volume de la pièce de vie principale et son plafond en escalier. Outre la réduction de la réverbération acoustique, ce plafond créé et dramatise un mouvement ascensionnel qui rentre ainsi en résonnance avec la dimension expressive des façades.








